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dimanche 10 avril 2011

Le pain des Français

Anis Bouabsa aime être dans le pétrin ! Le jeune homme d’origine tunisienne pourrait en parler des heures… à 29 ans, un age où l’on pense encore aux soirées entre copains, il préfère se coucher t?t : ? Rarement après 23h car je me lève entre 2h et 3h, et mes journées sont pleines ?, avoue-t-il avec le sourire. Et pour cause, le jeune boulanger aime imaginer de succulentes nouveautés et ? faire découvrir des pains de différents pays et exciter le palais de mes clients ?.
Une vocation qui est née du hasard. En classe de troisième comme tous les élèves, il doit effectuer un stage d’une semaine en entreprise. Pour cet habitant de Bobigny, ce sera dans une boulangerie de Bondy. Il y découvre la fabrication du pain et dès le premier jour, c’est la révélation : ? J’ai trouvé ?a magique ! Avant je ne posais pas de question quand j’achetais ma baguette, là c’est tout une science qui s’ouvre à moi. ?
Il harcèle de questions Didier, le boulanger, et observe avec curiosité, le pétrissage, le fa?onnage. L’année suivante, Anis s’oriente donc vers un CAP boulanger. Ses parents sont horrifiés de le voir prendre cette voie alors qu’il est admis en seconde générale ! Pour eux, c’est un échec. Surtout pour le père, un ex de la restauration qui conna?t les contraintes de ce milieu. Mais Anis n’en démord pas, il sera boulanger.
C’est bien évidemment chez Didier à Bondy, qu’il continue son apprentissage. Mais les débuts sont nettement moins dr?les que son stage d’une semaine. Anis découvre qu’il faut se lever t?t, même le week-end. Malgré tout, sa motivation et sa détermination l’emportent : il obtient aisément son CAP de boulanger, puis celui de patissier.
Fra?chement dipl?mé, il retourne chez Didier à Bondy qui vient de vendre sa boulangerie. Coup de bol, son successeur recherche un rempla?ant. Ce sera Anis ! Ambitieux, le jeune homme décide de passer son Brevet de Ma?trise. Un professeur remarque ce gar?on travailleur et courageux : c’est Thierry Meunier, boulanger sacré lui aussi Meilleur ouvrier de France.
Persuadé qu’Anis a du potentiel, il lui propose de partir pour l’été à Biscarrosse dans les Landes, rejoindre Christophe Simon, un autre Meilleur ouvrier de France. Anis y restera deux ans, pour y préparer le plus prestigieux des concours. En 2004, poussé par ses professeurs, il se présente aux éliminatoires du concours. Ils sont 76 en lice et 15 à se qualifier pour la finale.
Outre réaliser des pains et des viennoiseries, les candidats doivent présenter une pièce artistique sur le thème du cinéma. Grand admirateur de Charlie Chaplin, Anis propose une version de son idole assis sur un banc. La pièce, qui lui a demandé plus de 600 heures de travail, fait grand impression.
5 semaines plus tard, Anis Bouabsa devient à 24 ans, le plus jeune Meilleur ouvrier de France, sous le regard fier de ses parents. ? Je n’y croyais pas, je pleurais, je riais, je ne savais plus où j’étais ?, avoue le jeune boulanger visiblement encore ému.
Quelques mois plus tard, Thierry Meunier, sa bonne étoile, lui annonce qu’il aimerait passer la main dans sa boulangerie. Anis rejoint donc le 18e arrondissement où le relais se fait en douceur : ? J’ai d’abord travaillé comme salarié pendant cinq mois, pour apprendre à gérer la production, la vente, la comptabilité. Puis j’ai acheté le fonds de commerce. ?
Passionné par son métier, il s’interdit de se reposer sur ses lauriers et se lance un ultime défi, remporter le titre de la Meilleure Baguette de Paris. Il s’y reprendra à trois reprises : septième en 2006 pour sa première participation, troisième l’année suivante et, vainqueur en 2008. Sa récompense ? Le privilège de devenir le fournisseur officiel de l’Elysée pour un an. Et ce n’est pas rien pour ce fran?ais d’origine tunisienne !

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